Accent
:
Dans une ligne mélodique,
il désigne un son dont l'intensité est supérieure à celle des autres. Un manque
d'énergie dans les accents peut trahir une certaine compression de la dynamique
ou une mauvaise restitution des attaques de notes.
Aération
:
Qualité d'une scène
stéréo qui se traduit par une sensation d'espace entre les plans sonores et
d'air autour des musiciens. Les notes et les instruments se détachent
correctement, contribuant à la lisibilité de l'écoute et à la différenciation
des sources sonores. Par opposition, on parle de compacité ....; moi j'aurais
dit opacité
Analytique
:
Terme utilisé pour
caractériser une image sonore finement définie, très claire et détaillée.
Analogique
:
Ça ne veut rien dire en
soit, si ce n’est une opposition au terme précédent, je vais essayer de vous
décrire malgré tout ce que j’entends par ce mot. Une perception analogique du
son doit réunir un certain nombre de qualités, linéarité, assise, legato (lien
entre les notes) absence de toute dureté et de toute raideur, que ce soit dans
le grave ou dans l’aigue, le son doit être détendu, et vous aussi, forcement …
Articulation :
C'est la façon dont un
interprète joue sur la durée des notes, leur intensité, leur couleur et leur
attaque, pour former des phrases musicales expressives. Son rendu doit être
aussi net et subtil que possible.
Assise
:
Extension
dans le bas du spectre, basses profondes tendues et maîtrisées, il en ressort
une sensation de confort d’écoute, l’effet de salle est mieux restitué, les «
respirations » d’un lieu réverbérant son plus équilibrées. L’amplificateur ne
donne pas la sensation de forcer.
Attaque
:
Début de l'émission d'un
son. Un élément hi-fi doit respecter la franchise et l'ampleur, sans les
exagérer ou les amoindrir, et les restituer sans distorsions ni trainage.
Basses
rondes :
Concrètement, ça se
manifeste par un registre grave qualifié de "rond" parce que se
développant comme une nappe parfaitement tenue et très nettement limitée à sa
périphérie, d'où sa "rondeur"... ce qui n'implique pas du tout un
manque d'autorité ou de fermeté, bien au contraire ! Ca donne en général un
grave avec beaucoup d'impact physique bien que, ou parce que nettement
circonscrit...
ce rendu du registre
grave n'est pas, a priori, un "défaut"... mais une modalité de
reproduction découlant d'une certaine conception de ce que doit être le rendu
sonore, notamment à l'endroit du bas du spectre qui, comme chacun sait, est le
point critique de tout appareil de reproduction...
il s'en dégage au
contraire une "impression" de densité, de tension et d'impact assez
net... ceci n'impliquant évidemment pas que "dans tous les cas" un
grave rond sera, de fait, bien charpenté et bien tenu !
Bâveux :
Voir traînage. Lorsque l'adj. est
utilisé lors d'une description du grave c'est encore plus critique car les
fréquences graves, basses fréquences, perturbent totalement le bas médium.
Brillance
:
« luminosité »
artificielle dans les haute fréquences. Celle-ci ne s'accompagne pas forcement
d'agressivité mais reflète une accentuation subjective des aigus
Chaud :
Caractéristique d’un
système possédant assise et/ou un coté analogique plus ou moins prononcé, une
courbe amplitude/fréquence un peu descendante ou possédant une légère
coloration dans le haut grave bas medium donne cette sensation également,
typique des enceintes anglaise des belles années, on aime ou on déteste …
Dit plus simplement : coloration due à une abondance, un
"sur-timbrage" dans le medium & bas-med
Clarté
:
Désigne une image sonore
limpide, sans zone d'ombre ou d'opacité susceptible de masquer des informations
musicales.
Attention au double sens. Quand on
parle d'un équilibre clair ou clairet, cela signifie généralement équilibre
montant, ce qui signifie que les aigus et hauts-médiums sont d'avantage
présents que les graves.
Cohérence
:
Appréciation sur
l'homogénéité globale de l'image sonore.
Le dosage de chaque paramètre (
définition, dynamique, timbre, équilibre spectral, focalisation, relief ...)
paraît équilibré et harmonieux
Coloration
:
voir timbre
Définition
:
Reflète la précision, la
finesse avec laquelle le son est reproduit.
Le mot « ciselé » est parfois utilisé
pour décrire une impression de définition très marquée avec des attaques de
note très franche. Par analogie, on parle aussi de netteté des contours. A ne
pas confordre avec lisibilité.
Dynamique
:
Ecart entre les niveaux
sonores les plus forts et les plus faibles. Les musiciens parlent de nuances.
L'exactitude du rendu des nuances est essentielle. Elle contribue pour une
large part à l'expressivité de la restitution. Certains appareils ont tendance
à simplifier, à caricaturer la dynamique en occultant les nuances fines. Ils
manquent de subtilité dans le rendu de la dynamique et sont rarement musicaux.
Equilibre
spectral :
Aptitude à reproduire un
spectre de fréquence +/- large de façon subjectivement équilibré -soit
linéairement- sans
favoriser ou défavoriser une zone particulière du spectre.
Qualifié de « montant » quand il
favorise ou met en avant les hautes fréquences ou «
descendant » quand les
basses fréquences sont prédominantes.
Fatigue
auditive :
En général :
Altération de l'audition
suite à un bruit prolongé, gnéralement d'un niveau assez important. Se traduit
par divers symptomes comme des sifflements ou bourdonnements (acouphènes), une
baisse de l'audition des aigus ou de tout le spectre, des sensations
déagréables dans les oreilles, des maux de tête, etc.
Spécialement en hi-fi :
La fatigue auditive est souvent due à un
aigu accentué. On dira par exemple de telle enceinte qu'elle a un aigu qui
fatigue vite. A l'inverse on dira qu'on peut l'écouter des heures sans fatigue
auditive.
Fermeté
:
Terme utilisé pour
caractériser les basses. On parle de manque de fermeté des basses quand
celle-ci dénotent une dynamique, une précision perfectibles ou du trainage,
autrement dit une extinction insuffisamment rapide du signal. On parlera aussi
d '« autorité » dans le grave.
Fluidité :
Capacité à passer un message
complexe, notamment sur le plan du rythme. Respect de nuances et lisibilité
Foot
tapping :
Caractéristique propre à
chacun de ressentir une émotion musicale lorsqu’il entend quelque chose qui lui
convient, bon, c’est plutôt consensuel comme définition, mais la hifi n’est pas
une science exacte et chacun doit trouver « sa » voie (Lao Tseu, ou Tintin je
ne sais plus) .
Froid :
Son un peu (ou très)
numérique, ou bien une courbe amplitude fréquence montante, système très
analytique, permettant de détourer tout les détails d’une prise de son, les
systèmes froids sont en général assez (trop ?) dynamiques, très spectaculaire,
ce type de son bluffe beaucoup de monde lors d’une écoute rapide, a la longue
ils peuvent s’avérer fatiguant sur certains enregistrements, le grave est sec et
manque d’assise
Dit plus simplement : coloration due à
une abondance, un "sur-timbrage" dans le haut-med et l'aigu.
Masque
( effet de ) :
Phénomène important lié à
la sensibilité du système auditif. L'accentuation de l'intensité des sons dans
un registre diminue, voir annule la perception des sons des faible intensité
dans un registre voisin. Ainsi, un gonflement du registre du grave diminue la
perception des signaux faibles dans le registre médium, ce qui nuit à la
lisibilité et sa transparence.
Matière
:
Terme utilisé pour
décrire l'impression de consistance +/-grande du son. Par exemple on parle de
manque de matière quand les sonorités semblent dépourvues d'épaisseur. On dira
aussi « densité », « corps »
Monotone :
J'aurai tendance à dire
un tassement de la bande passante et un manque de dynamisme. Quels appareils
peuvent bien mériter ce -vilain- qualificatif de monotone ?
Musicalité :
Le concept de musicalité découle
directement de la satisfaction que l’on a écouter une œuvre sur une chaîne,
elle nous correspond, flatte nos sens, génère du foot tapping et une absence
totale de frustration. La quête
infinie du truc qui manque, de la source qui ne va pas et de la bosse dans le
grave là dans le coin, rend le concept même de musicalité difficile a
appréhender, mais rassurez vous ça vient avec l’age.
Numérique
:
Perception que quelque
chose ne va pas dans le haut du spectre, ce qualificatif est apparut avec les
premiers lecteurs de CD, dont les filtres induisaient un déphasage dans l’aigu.
On a l’impression que
l’aigu est raide et sans harmoniques, les sons de clochettes prennent un coté
acide qui agresse l’oreille, sensation désagréable. On perçoit assez bien ce
phénomène en lisant un CD dans un lecteur de DVD (bas et moyen de gamme). Le
coté brillant de l’aigu peut leurrer l’oreille faire croire a une dynamique
étendue, mais c’est de la fausse dynamique (certains câbles font ça aussi, mais
c’est un autre débat).
Lorsqu’un lecteur donne cette sensation, il est probable que cela vienne du
circuit de correction fortement sollicité, il est intéressant alors de nettoyer
la lentille, de le grimper sur des cônes et de le lester (les bricolos peuvent
également coller du bitume adhésif sous le capot et sous le châssis, entre les
pieds) tout ça dans le but d’obtenir une restitution plus Analogique
Physiologique :
Se dit d'un équilibre
spectral marqué par une accentuation des deux extrémités du spectre.
Pincé :
Mot utilisé pour caractériser le
rendu défectueux des hautes fréquences ( Ht med et aigu ). Il traduit une
sensation d'aigreur, un manque de douceur et de naturel.
Piqué :
( Emprunté à la photographie )ce
terme est utilisé à la place de « finesse » et « précision » dans la
description d'une image sonore. Il reflète une bonne restitution de l'extrême
aigu.
Pression
acoustique :
Les ondes sonores
aériennes sont de très petites oscillations de la pression de l'air, qui
s'élève en moyenne à 101325 Pascals (Pa) au niveau de la mer. Les oscillations
de pression perceptibles par l'oreille humaine vont du seuil d'audibilité p0 =
0.00002 Pa au seuil de douleur de 20 Pa environ. L'oreille traite ainsi une
plage de pression de 1/1 million!
Pour les applications pratiques
toutefois, une fourchette d'oscillations de 7 puissances de dix est difficile à
manier, raison pour laquelle on utilise une représentation logarithmique en
lieu et place du Pascal.
Le niveau de pression acoustique Lp
est une mesure logarithmique du rapport entre un événement sonore d'amplitude p
et le seuil d'audibilité p0, qui est exprimée en décibels (dB): Lp = 10 log
(p²/(p0)²).
Projection
:
Il ne s'agit pas d'une
image avancée par rapport aux enceintes, mais bien d'une mise en avant par
exemple d'un pupitre de violons que l'on perçoit derriere les enceintes jusqu'à
un certain niveau et qui sur un forte ou une montée dans l'aigu se retrouve
ponctuellement en avant des enceintes et de manière agressive.
Ca peut aussi être
dû :
- Au défaut d’un des élément de la chaûine
favorisant ce défaut (lecteur, ampli, enceintes)
- A une mauvaise mise en oeuvre des enceintes
(dimension de la pièce, distance du point d'écoute, etc…..)
- Ou simplement à l’enregistrement (ex. CD
Norah Jones, ou la voix de la belle est projeté à certain moment !)
Physiologique
:
restitution qui favorise
le haut et le bas du spectre soit par creusement du medium (registre où
l'oreille est naturellement la plus sensible).
Registre
:
Ce mot désigne les zones
correspondant aux principaux types de sonorité ( grave médium aigu )
Ces zones peuvent être déclinées Haut
médium, bas médium, haut ou bas grave afin de mieux localiser un défaut ou une
qualité de la restitution.
Relief :
Désigne l'étagement des plans en
profondeur.. Il est complémentaire de la notion de profondeur -la distance qui
sépare l'auditeur des instruments les plus éloignés.
Une image peut être profonde mais
sans relief. On parle alors d'image plate.
Spectre :
Bande de fréquence
reproduite par un appareil. Le spectre audible s'étend de 16Hz à 20 kHz soit 10
octaves.
Réverbération :
Ensemble des réflexions dans une
salle d'écoute. Leur durée et leur couleur, spécifique à chaque local ( cabine,
studio, salle X ou Y ) doivent être reproduite sans déformation.
Sécheresse :
Impression ressentie
lorsque les sons ou leur réverbération paraissent s'éteindre prématurément.
Elle dénote d'un certain étouffement des son les plus faibles, des extinctions
de notes.
Spatialisation :
Ou localisation spatiale.
Elle définie la netteté avec laquelle on perçoit la position des différentes
sources d'émission sonore ( instruments, voix) dans l'espace. Elle doit être la
plus précise et le plus stable possible.
Timbre
:
Ce critère exprime un
jugement sur le respect de la sonorité naturelle des instruments et des voix.
Il détermine et caractérise les
déformation en indiquant si elles sont peu ou très sensibles, plaisantes ou
désagréables à l'écoute. De nombreux termes sont utilisés pour qualifier les
timbres. On citera « coloration » qui désigne une déformation flagrante d'un
registre, « monochromie » variété de sonorité limité, « chatoiement »
restitution polychrome.
Trainage
:
Phénomène affectant les
enceintes. Il s'agit d'une inertie mal contrôlée des membranes des HP, dont la
conséquence est une prolongation artificielle du son susceptible d'altérer la lisibilité
et la transparence du message sonore.
Transparence
:
Un appareil transparent
doit rendre perceptible les différences de timbre, de définition, de dynamique,
de construction d'image et d'acoustique de salle entre les différents
enregistrements. Plus une chaine est transparent plus elle doit permettre de
percevoir de différence d'un enregistrement à l'autre. Elle se résume en
l'abscence de voile dans la restitution sonore.
Vivant
:
C’est a titre personnel la caractéristique que je
recherche, la plus difficile à décrire également, un mélange de transparence
émotionnelle, d’énergie restituée, de véracité de la scène sonore, un système
joyeux et roboratif en quelque sorte.
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